
Le 12 juillet 2005, par Louis LEVY,
Aujourd’hui, 855.000 personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une autre démence. 225.000 nouveaux cas seraient détectés chaque année, selon Cécile Gallez, député UMP, auteur d’un rapport de l’OPEPS (Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé), rendu public ce mardi.
Etre atteint de la maladie d’Alzheimer coà »te en moyenne 22.100 ? par an, dont 55 % restant à charge du malade. Autant dire que les enjeux autour de cette maladie sont nombreux : il faut aider les familles, développer les structures d’accueil, former les professionnels de santé au dépistage précoce.
Le plan Alzheimer 2004-2007, décidé par Philippe Douste-Blazy est trop récent pour que l’on puisse en visualiser les incidences sur la prise en charge mais on dénombre toutefois à ce jour 20 CMRR (Centres mémoire de ressources et de recherche) répartis dans 18 régions, ainsi que 230 consultations mémoire.
De même, sous l’impulsion du sénateur Alain Vasselle, Catherine Vautrin, alors secrétaire d’Etat aux Personnes âgées, avait lancé deux missions IGAS (Inspection générale des affaires sociales)sur la question de la prise en charge des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées. Ces deux missions devraient selon le sénateur, rendre leurs rapports d’ici la fin de cette année, ce qui pourrait possiblement servir de base à un projet de loi.
En attendant, préconise Cécile Gallez dans son rapport, il faut s’attacher à changer l’image de la maladie auprès de la population, développer une politique de prévention des démences, poursuivre les efforts de formation des personnels à domicile mais également dès les études médicales de manière à développer une prise en charge spécifique de la maladie d’Alzheimer.
Il faut également développer l’offre de soins en la matière, mettre en place un interlocuteur unique, sorte de « case manager qui pourrait être une infirmière spécialement formée  ». Elle serait alors responsable de l’emploi des aides à la personne malade.
Cécile Gallez préconise également la saisine de la Haute Autorité de santé afin qu’elle établisse des recommandations de prise en charge mais aussi la nécessité de « donner un nouvel élan à la recherche clinique et en santé publique, sans oublier la recherche fondamentale, par la réalisation dès 2006 d’un appel d’offre ambitieux couvrant tous les aspects de la prise en charge de la maladie  ». Enfin, elle encourage à la souscription d’une assurance dépendance en complément de la couverture publique.