
Le 16 avril 2005, par Louis LEVY,
Une réflexion en réponse à une demande : Quel rapport ? Voir la brève
Réponse à la brève Rapport entre les feux de circulation et la fonction de médecin coordonnateur ?
Ce qui m’intéresse dans cette étude c’est l’idée que quand une situation complexe se présente j’ai deux attitudes possibles :
- 1° faire une analyse cartésienne complète de la question et construire un plan centralisé qui tente de résoudre la totalité des questions qui se posent et des situations.
- 2° au contraire déterminer des actions simples et intuitives pour chacun des acteurs sans essai de centralisation en faisant confiance au système pour s’autoréguler.
Le rapport avec l’EHPAD ? : Un problème collectif se pose qui doit donner lieu à une prise en compte collective. Par exemple : les chutes ou l’accueil à table. Je peux : soit analyser l’ensemble et programmer une usine à gaz pour traiter la question… soit donner à chaque acteur des consignes claires et simples correspondant pour chacun à sa fonction… et laisser faire ; quitte à évaluer après et à réajuster.
La caractéristique du vivant c’est l’autopoïèse, c’est à dire la capacité à fabriquer de l’ordre à partir du chaos et à s’autoréparer…
Un ami me demandait quand je lui ai raconté l’histoire des feux de circulation : "mais pour les grandes questions sociales et politiques de notre temps, que peut-on faire ?"
Je lui ai répondu : "comme les feux de circulation, chacun ce qu’il a à faire dans son secteur".
Qu’en pensez-vous ?