
Le 12 novembre 2006, par Marc NICOLINI,
L’A M C V 83 vous informe
Association des Médecins Coordonnateurs Varois
« La qualité en gériatrie  »
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Maladie d’Alzheimer : Analyse de la presse de référence
Mercredi 25 octobre 2006
Cette revue de presse est réalisée sous la seule responsabilité de PR Editions, Lundbeck n’intervenant ni dans la rédaction, ni dans la sélection des articles contenus dans cette revue de presse. Cette revue de presse est susceptible de contenir des informations hors AMM et/ou non validées par les autorités de santé.
Infos spécialisées
- Troubles des fonctions cognitives et sclérose latérale amyotrophique (Arch. Neurol. 2006 ; 63(3) : 345-352, Rippon G.A.)
Les troubles cognitifs dans la sclérose latérale amyotrophique (SLA) sont reconnus, et il existe un lien entre la SLA et les démences lobaires fronto-temporales. Cette étude rapporte les données neurologiques et neuropsychologiques de 40 patients consécutifs ayant un diagnostic de SLA. 12 patients (30%) avaient des troubles cognitifs, dont 9 (23%) répondaient aux critères de démence. Il n’existait pas de différence entre les SLA avec démence et sans démence, sur les variables démographiques, le site de début, les troubles bulbaires, la sévérité de la SLA ou les antécédents familiaux. Seule était observée une diminution de la fluidité du langage en fonction de la sévérité de la SLA. Les patients déments avaient des troubles du rappel libre, des fonctions exécutives, et en dénomination, avec une relative préservation de l’attention, de la vitesse d’exécution et des fonctions visuo-spatiales. Aucune association n’a été observée entre la survie et l’état cognitif. Dans cette étude, près d’un tiers des patients SLA ont des troubles des fonctions cognitives, sans qu’il semble exister de lien entre l’existence de ces troubles et l’expression ou la sévérité de la maladie.
- Anomalies du Spectro-IRM, avant le début de symptômes, dans la maladie d’Alzheimer familiale (Neurology 2006 ; 14 : 66(5) : 718-22, Godbolt AK)
Les lésions de la maladie d’Alzheimer (MA) surviennent des années avant le début des symptômes. La spectro-IRM pouvant détecter des anomalies métaboliques reflétant les changements neuropathologiques, les auteurs de cette étude ont évalué si la spectro-IRM pouvait détecter des anomalies chez des sujets présentant une maladie d’Alzheimer familiale encore asymptomatique. 7 sujets asymptomatiques porteurs d’une mutation génétique de la MA (PS1 et APP) ont été comparés à 6 sujets témoins appariés. Les ratios de N-acetyl aspartate (NAA), myo-inositol (MI), des composés contenant de la choline (ChO) et la créatine (Cr) ont été mesurés et le rapport NAA/MI calculé. Les sujets porteurs des mutations ont été évalués 1.7 à 21.6 (moyenne 9.8 ans) avant le début supposé des symptômes par rapport à la forme familiale de leur maladie. L’âge n’avait pas d’effet significatif sur les ratios de métabolites. Il existait bien, dans cette étude, des modifications des ratios des métabolites chez les sujets porteurs de mutation, comparativement aux témoins, et ceci d’autant plus que l’on se rapprochait de l’âge suspecté de début des symptômes. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi ?cmd=Retrieve&db=pubmed&dopt=Abstract&list_uids=16534109&query_hl=14&itool=pubmed_docsum
- Troubles du comportement dans la démence vasculaire (Neurologist 2006 ; 12(1) : 43-47, Moretti R.)
Les symptômes psychologiques et comportementaux sont fréquents au cours de la démence vasculaire. Au cours de cette étude, 120 sujets ayant une démence vasculaire sous-corticale (groupe A) et 120 sujets ayant une démence par infarctus multiples (groupe B) ont été suivis pendant 24 mois. Le groupe A manifestait une réduction des symptômes dépressifs, de l’agitation, des idées suicidaires au cours du suivi, alors qu’il existait une tendance à l’anxiété, à se plaindre de douleurs et une augmentation de l’apathie, de l’aboulie, du retrait social et de la perte de perception de sa situation. Au contraire, le groupe B avait une tendance à manifester une dépression, des douleurs, de l’anxiété, de l’agitation, de l’aboulie, un retrait social et des idées suicidaires. Ils avaient une diminution de l’apathie et une augmentation des idées délirantes, des hallucinations, des troubles du comportement alimentaire, et une perte de la perception et de la conscience de son état. Les troubles du comportement étaient plus sévères dans le groupe B que dans le groupe A, ce qui se traduisait par une augmentation du fardeau de l’aidant. Cette étude montre que les démences vasculaires sous-corticales et par infarctus multiples sont différentes également sur l’expression des troubles du comportement. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi ?cmd=Retrieve&db=pubmed&dopt=Abstract&list_uids=16547446&query_hl=13&itool=pubmed_docsum
- Lésions de type à corps de Lewy dans la maladie d’Alzheimer familiale (Arch. Neurol. 2006 ; 63(3) : 370-6, Leverenz J.B.)
L’origine et la signification des corps de Lewy et des neurites dans la maladie d’Alzheimer (MA) est peu connue. Cette étude évalue la présence de signes anatomopathologiques de type "à corps de Lewy" dans différentes régions cérébrales de sujets atteints d’une forme familiale de MA (mutation de 2 gènes de la preseniline, PSEN 1 et 2). 25 cas de MA familiale mutés sur PSEN1 et 14 sur PSEN 2 ont été analysés. L’amygdale était le site le plus vulnérable pour les lésions de type "à corps de Lewy". En fait, pratiquement tous (24 des 25 cas) des sujets ayant une mutation PSEN 1 avaient des lésions de type "à corps de Lewy" dans l’amygdale. Les cas PSEN 1 mutés avaient également plus souvent des lésions de type "à corps de Lewy" dans l’amygdale et le néocortex que ceux avec une mutation PSEN 2. Cependant, à l’intérieur d’une famille avec une seule mutation de PSEN 1 ou PSEN 2, il existait une grande variabilité des lésions de type "à corps de Lewy". Ces données suggèrent qu’il existe une influence génétique sur la présence des lésions de type "à corps de Lewy" dans les formes familiales de MA. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi ?cmd=Retrieve&db=pubmed&dopt=Abstract&list_uids=16533963&query_hl=14&itool=pubmed_docsum
- Diminution des traitements antipsychotiques par une prise en charge non-médicamenteuse chez le dément sévère (BMJ 2006 ; 332(7544) : 756-61, Fossey J.)
L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité sur la prescription de neuroleptiques, d’une intervention auprès des équipes soignantes de maisons de retraite. Un essai contrôlé randomisé a été réalisé dans 12 maisons de retraite pour personnes atteintes de démence. La prise en charge des équipes soignantes a été réalisée sur une période de 10 mois en se focalisant sur les alternatives aux médicaments dans la prise en charge des troubles du comportement dans la démence. A 12 mois, la proportion de patients prenant des neuroleptiques dans les maisons de retraite ayant bénéficié de l’intervention était significativement plus faible que dans les maisons de retraite témoins (23% vs 42.1%). La réduction moyenne de l’utilisation des neuroleptiques était de 19.1% (95% IC 0.5% à 37.7%). Il n’a pas été trouvé de différence dans le niveau des troubles du comportement entre les deux groupes de maisons de retraite. L’intervention auprès des équipes soignantes semble donc être une alternative efficace aux neuroleptiques dans la prise en charge des troubles du comportement au cours de la démence. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi ?cmd=Retrieve&db=pubmed&dopt=Abstract&list_uids=16543297&query_hl=2&itool=pubmed_docsum
- Identification des troubles cognitifs en médecine de ville (Int. J. Geriatr. Psychiatry 2006 ; 21(4) : 349-55, Borson S.)
Cette étude compare la valeur d’une échelle courte d’évaluation cognitive, le mini-cog à la détection spontanée de troubles cognitifs par le médecin, à partir d’un échantillon de 371 sujets, dont 231 répondaient aux critères de démence ou de déclin cognitif léger (mild cognitive impairment, MCI). S’il n’est pas surprenant que le mini-cog détecte de façon plus efficace les sujets présentant des troubles cognitifs que le médecin ne l’utilisant pas (classification correcte de l’échantillon dans 83% des cas et des sujets avec troubles dans 84% des cas pour le mini-cog), il est intéressant de noter que le médecin classait correctement 59% des sujets, mais n’identifiait que 41% des sujets présentant des troubles. Par ailleurs, différentes variables rendaient difficile l’identification des troubles pour le médecin alors qu’elles n’influençaient pas ou moins le mini-cog, comme les démences non-Alzheimer, le faible niveau d’éducation, l’absence de maîtrise de la langue, des troubles cognitifs très légers… Cette étude montre donc que la reconnaissance des troubles cognitifs par le médecin de ville est influencée par des caractéristiques du patient et de la maladie. Cette reconnaissance est améliorée par l’utilisation systématique d’échelle d’évaluation même courte comme le mini-cog. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi ?cmd=Retrieve&db=pubmed&dopt=Abstract&list_uids=16534774&query_hl=2&itool=pubmed_DocSum
Congrès
Forum et Salon International de la Médecine et de l’Hôpital avec Congrès
Du 15 au 18 novembre 2006, Düsseldorf (Allemagne) Informations : http://www.medica.de/cipp/md_medica/custom/pub/content,lang,3/oid,155/ticket,g_u_e_s_t
Rédaction : PR Editions
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